L’Ashtanga est un yoga traditionnel qui amène tellement de choses.
Il s’agit de plusieurs séries de postures, de plus en plus avancées, que l’on pratique idéalement quotidiennement, le matin.
La première série, Yoga Chikitsa, signifie « yoga thérapeutique ». Elle est traditionnellement considérée comme une série qui purifie et prépare le corps et l’esprit.
La pratique commence par les salutations au soleil A puis B, généralement répétées plusieurs fois, qui vont progressivement réchauffer le corps. S’enchaînent ensuite les postures debout, puis les postures assises et enfin les postures finales.
Entre les postures, les vinyasa permettent de faire le lien et de maintenir le mouvement et la respiration. Ils comprennent une succession de mouvements coordonnés à la respiration, qui ramène notamment le corps vers une position de départ avant d’enchaîner avec la posture suivante. Le vinyasa donne ainsi à la pratique son caractère dynamique et continu.
Les postures, issues notamment de la tradition du Hatha Yoga, vont solliciter le corps de différentes manières : tonifier, gainer, assouplir, développer la force, l’équilibre et l’endurance.
Lors de la pratique, le yogi engage ses bandhas (verrous énergétiques) et reste concentré, car il s’agit d’une longue méditation en mouvement.
Les drishtis (points de focus à observer selon la posture) permettent de garder le regard concentré et de ne pas se distraire.
Le troisième point à observer est la respiration Ujjayi, une respiration sonore réalisée par le nez, qui accompagne les mouvements tout au long de la pratique.
L’enchaînement est assez exigeant, notamment parce qu’il se pratique en mouvement continu, avec les vinyasa qui relient les postures. Mais il peut aussi s’adoucir en fonction des besoins de la personne, du moment, de son corps, de son énergie… Des modifications sont possibles dans toutes les postures, ainsi la pratique peut être adaptée à chacun.
La concentration durant toute la pratique permet progressivement de moins se laisser distraire par ce qui nous entoure et de calmer le mental. Les tensions peuvent ainsi se relâcher au fur et à mesure de la pratique.
À force de pratique, le yogi connaît cet enchaînement et n’a plus besoin de l’enseignant pour le guider. Il devient alors autonome et se retrouve seul avec lui-même sur son tapis.
C’est ici que le cours Mysore prend place. Les élèves se retrouvent sur leur tapis pour pratiquer selon leur propre rythme, en silence. L’enseignant peut alors venir ajuster chacun personnellement, accompagner sa pratique et lui transmettre progressivement la suite de la série.
Il s’agit alors d’une véritable introspection.


